Le 27 février dernier, le Conseil d'Administration de la CPS examinait la demande de Mara Telecom d'entrer dans son capital à hauteur de 600 millions. Si nous ne pouvons que nous réjouir que la concurrence vienne enfin s'installer dans ce secteur où pèse lourdement le monopole de l'OPT, nous pensons qu'il ne revient pas à la CPS de participer au capital.
En effet, si par le passé, le Conseil d'Administration avait participé à des entreprises privées telles que ATN ou FHP, c'étaitdans le contexte particulier de 1996 et de la crise majeure créée par la reprise des essais nucléaires. De plus, au vu du résultat du placement dans ATN, il avait été estimé que ces placements étaient trop risqués.
Or, il s'agit de l'argent des salariés pour payer les retraites. Nous ne pouvons pas jouer avec. Même si le dossier présenté par Mara Télécoms laissait apparaître des profits vertigineux, certains points n'étaient pas très clairs. Nous pouvons nous interroger par exemple sur les raisons pour lesquels les documents suivants n'ont pas été transmis :
- Les comptes certifiés et les Procès Verbaux des assemblées générales de la société pour au moins les années 2005, 2006, 2007 et les comptes provisoire de 2009 ;
- En tenant compte des retards d’exploitation, le compte d’exploitation révisé pour 2009 (pour un commencement d’activité en juillet ou septembre 2009 ?) ;
- Un plan de financement actualisé, en raison des retards de financement et d’exploitation ;
- Une attestation des services fiscaux du Pays certifiant le règlement de 500 millions au titre de la licence d’opérateur que Mara Télécom aurait dû payer en 2008 ;
- Un audit et une analyse par un cabinet indépendant de la valeur actuelle de cette société et une évaluation de notre éventuelle participation à hauteur de 600 millions dans le capital de cette société ;
- Un état complet du dossier de défiscalisation (cabinet de défiscalisation, taux de défiscalisation, taux de rétrocession, avancement du dossier …) et au moins un engagement de principe de la DGI ;
- Un deuxième business plan réaliste de fait de l’entrée d’un 3ème opérateur tel que « Pacific Mobile Telecom » société locale de téléphonie mobile créée par un autre groupe local.
Toute société privée, normalement administrée, exigerait ces informations avant toute décision de participation dans une autre entreprise.
Notre camarade Jean-Claude PUTOA de la CSIP est intervenu pour proposer des placements plus sûrs et a but social comme par exemple la création d’une maison de retraite et nous l’avons soutenu.
Dans ces conditions, A TIA I MUA, soucieux de la bonne gestion des fonds de la CPS ne pouvait que voter contre cet investissement.
Malgré cela, une majorité d’administrateur a voté pour le principe d’une participation.
Nous avons quand même espoir de voir cette majorité revenir sur sa décision en l’absence des documents demandés.
Cependant, et même si ce placement pourrait s’avérer une bonne affaire, il n’est pas dans le rôle de la CPS d’intervenir dans le capital.
Que ferons-nous demain si Tikiphone ou un autre viens nous solliciter ?
Nos camarades de la CSTP/FO ne se sont pas cachés d’avoir été favorable à cette participation. Ses administrateurs devront s’en expliquer devant leurs adhérents et surtout devant tous les salariés de notre Fenua.
Les élections des représentants en comité technique paritaire se sont déroulées le 9 février 2009 dans tous les services et établissements administratifs du Pays. Félicitations à nos adhérents qui ont été élus et qui auront à assumer cette fonction durant 3 ans.
Pour nos nouveaux élus et nos anciens reconduits, voici un rappel du rôle des CTP.
Les comités techniques paritaires sont consultés sur l'organisation générale des services, en particulier sur l'organisation interne, la répartition des services, et sur les méthodes et techniques utilisées au travail. Ils doivent connaître des principales évolutions du métier, et en particulier de l'usage des nouvelles technologies.
Sur le plan social, les comités techniques paritaires doivent se prononcer sur les questions touchant aux effectifs, sur la situation des personnels contractuels, sur le travail à temps partiel Ils ont un rôle à jouer dans l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et en particulier sur les conditions de progression professionnelle des femmes. Les CTP sont également consultés en matière de formation professionnelle continue.
Les CTP se voient présenter périodiquement un rapport sur le fonctionnement de l'administration, de la collectivité ou de l'établissement public dont ils font partie. Ce rapport est annuel pour la fonction publique d'État, annuel ou bisannuel pour la fonction publique territoriale.
Les CTP ont également un rôle en matière d'hygiène et sécurité. Ils étudient dans tous les cas les éléments d'aménagement des locaux ayant des incidences sur la sécurité ou sur la salubrité.
L'élection ( la enième) d'un nouveau (ancien) président du gouvernement ne doit pas occulter le marasme économique dans lequel la Polynésie s'enfonce.
Il devient urgent de se pencher en priorité et très sérieusement sur la situation de l'hôtellerie, du bâtiment et des travaux publiques où plusieurs salariés sont en voie d'être licenciés faute de mesures adaptées qui auraient du être prises il y a plusieurs mois. La préoccupation majeure de nos hommes politiques doit concerner la relance de notre économie, car depuis plusieurs mois on constate une dégradation sévère de l'emploi. Le marché de l'emploi apparaît de plus en plus saturé avec des demandeurs d'emplois plus nombreux et une offre de l'emploi qui diminue.
Les gesticulations des politiciens ressemblent étrangement au spectacle de guignol mais les salariés spectateurs ne sont pas à la fête avec un pouvoir d'achat qui diminue ostensiblement depuis plusieurs mois.
Il y a donc urgence à cesser ces luttes instestines politiciennes qui portent un grand préjudice à notre économie et qui entraînent un climat d'incertitude au niveau de toute la population du fenua.
Legayic et Temarii comparaissaient pour incitation à la haine raciale : délibéré le 24 mars
(Tahitipresse) - Si, en novembre dernier, les syndicalistes Cyril Legayic (CSIP) et Mahinui Temarii (CSTP/FO) avaient bénéficié d'une "nullité" des poursuites en raison d'une "erreur de procédure", ils comparaissaient à nouveau mardi devant le tribunal correctionnel pour "provocation et incitation à la haine raciale". Si leurs avocats ont demandé la relaxe, le ministère public a réclamé trois mois de prison avec sursis et 500 000 Fcfp (env. 4100 euros) d'amende chacun. Le délibéré sera rendu le 24 mars.
"Je ne cache pas que je ne voudrais pas que notre pays ne soit pas dirigé par un Polynésien (…) Nous faire diriger par un Asiatique (Gaston Tong Sang en l'occurrence, ndlr) nous fait peur", déclarait le secrétaire général du syndicat CSIP dans un interview accordé au quotidien Les Nouvelles de Tahiti, le 19 avril 2008. Dans la même veine, le secrétaire général adjoint de la CSTP/FO, Mahinui Temarii soulignait quant à lui, ce même jour, qu' "'un Chinois est un businessman et ne pense pas aux salariés".
Des propos rapidement qualifiés "d'anti-Chinois" dans un contexte politique et social plus que tendu. Le président Gaston Tong Sang porte plainte le 25 avril. Trois jours avant, ce sont le président de la CGPME et la Ligue polynésienne des droits humains qui déposent plainte. Cette dernière était d'ailleurs la seule à représenter la partie civile, mardi matin au tribunal correctionnel.
Le ministère public n'a pas mâché ses mots, en appelant à "l'intransigeance pour couper court à ce genre de propos qui sont les germes d'une idéologie inacceptable". Et de faire le parallèle avec les années 30 où les Juifs étaient considérés comme des commerçants avares et cupides. "On est dans le même schéma avec les conséquences dramatiques que l'on connaît", a claqué le procureur de la République.
Pour les avocats de Cyril Legayic (Me Antz) et Mahinui Temarii (Me Cross), il s'agit de replacer les choses et les propos dans leur contexte. Tous deux ont mis en avant la "culture" polynésienne qui a "toujours respecté la communauté chinoise", laquelle se serait d'ailleurs bien passé, selon eux, d'une telle publicité. "Cela fait plus de 100 ans que le commerce est entre les mains des Chinois, mais les Polynésiens ne se sont pas levés", a souligné Me Cross regrettant que "l'on veuille calquer l'Histoire de la France et de l'Europe pour l'appliquer ici, en Polynésie française".
Pour Me Antz, même argument, mais il a également largement pointé du doigt la responsabilité du quotidien Les Nouvelles de Tahiti et de sa rédactrice en chef, qui a "envoyé sa journaliste à la pêche aux propos anti-Chinois".
"Le racisme en Polynésie n'est pas différent qu'ailleurs. Il faut qu'ils arrêtent de parler de culture. Je trouve ça insultant !", s'est insurgé Me James Lau qui trouve l'argument développé par Me Antz et Me Cross un peu léger. "Les propos qui ont été tenus, notamment ceux de Cyril Legayic, sont très clairs. Il ne s'agit pas de dire qu'on va acheter le pain chez le Tinito (Chinois, ndlr) du coin ! Il s'agit de dire que le fait d'être gouverné par un Asiatique nous fait peur, et donc c'est susciter la haine chez une partie de la population. Le reste, pour moi, ne sont que des arguties de défense".
Le ministère public a requis trois mois de prison avec sursis et 500 000 Fcfp d'amende pour chacun des deux syndicalistes. Le délibéré sera rendu le 24 mars prochain.
La confédération A TIA I MUA rappelle qu'elle défend tous les salariés,qu'elle agit contre les discriminations, et déplore ces dérapages graves qui nuisent très fortement aux valeurs de justice sociale, de respect de l'identité de chacun, prônées par notre syndicat.
La confédération syndicale A TI'A I MUA en vue des prochaines élections aux CTP (comités techniques paritaires) a organisé une formation syndicale pour ses candidats.
Une formation qui s'est déroulée du mardi 28 octobre au vendredi 31 octobre 2008 avec la remise des attestation à la fin de la session.
Le formateur, Yves labasque, représentant de la C.F.D.T est venu spécialement de Métropole pour former nos futurs représentants.
Donc, ont pu participer, des candidats issus de divers services de la Fonction publique d'Etat et du Territoire tels que : les douanes, l'éducation, l'équipement, les contributions, l'assemblée de Polynésie Française, le service d'assistance et de sécurité, l'aviation civile, le service de la culture et du patrimoine.
A noter que ses personnes assistent pour la première fois à une formation syndicale.
Une formation qui a captivé l'attention des sessionnaires, surtout qu'ils ont eu plusieurs cas de mise en situation. C'est un plus qui n'est pas négligeable.